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Kathrin Rüegg

Guatemala, avril 2011 - mai 2012
Kathrin Rüegg

Kathrin Rüegg

  • Master en Relations internationales

Après son retour

Une année intense et extraordinaire au Guatemala

Avant que je me décide pour partir avec PBI au Guatemala, j’avais parlé avec plusieurs anciens volontaires provenant de différents projets PBI. Tous m’ont dit dans le fond la même chose : une année avec PBI est incroyablement intensive, tu auras le sentiment d’avoir autant appris que ce que tu apprends habituellement en plusieurs années, le travail est extrêmement varié, l’année sera inoubliable, tu gagneras des amis pour la vie, tu rencontreras des gens qui t’influenceront profondément et le plus dur durant cette année ne sera pas le travail mais vivre tous ensemble. Et cela c’est confirmé.

Pour moi, ces treize mois ont été très intenses, passionnants, impressionnants et captivants. Déjà durant mon premier accompagnement, il m’est apparu clairement que les défenseur-se-s des droits humains (DDH) accompagné –e-s et d’autres personnes provenant de la société civile ont une grande confiance en PBI. Dès que je portais le gilet PBI, toutes ces personnes me témoignaient leur confiance. Et cela, malgré le fait qu’ils ne m’aient jamais rencontré auparavant. Ce fût un honneur d’accompagner ces DDH et de pouvoir contribuer un peu à leur sécurité. Aujourd’hui, je suis toujours impressionnée de leur engagement ainsi que de leur persévérance. Leurs succès sont maigres et les revers de fortune, les intimidations et les menaces sont les plus fréquentes. Même s’il est difficile de mesurer le succès et l’efficacité du travail de PBI, pour moi il est évident que l’accompagnement de PBI fourni aux défenseurs des droits humains une augmentation du sentiment de sécurité et le sentiment de ne pas être seul ou oublié dans leur lutte pacifique pour les droits humains. L’accompagnement de PBI c0nstitue donc une contribution considérable dans un pays, où il est difficile d’obtenir des améliorations de la situation des droits humains à travers des activités pacifistes. Pour moi, il était également très intéressant de pouvoir accompagner des activistes de différents peuples autochtones et durant des discussions avec eux, d’entrapercevoir leurs conceptions du monde ainsi que leurs valeurs.

Le Guatemala ainsi que ses habitants m’ont tellement impressionné, qu’après avoir terminé mon année avec PBI au Guatemala, je vais y rester et continuer d’y travailler. Car je n’ai pas seulement appris à connaître des gens extraordinaires dans les personnes accompagnées par PBI, mais également travaillé avec des gens exceptionnels et comme on m’avait prédit : gagné des amis pour la vie.

Malheureusement, durant mes quatre derniers mois dans l’équipe, la situation pour les défenseur-se-s des droits humains s’est considérablement détériorée, plusieurs espaces pour une résolution pacifique des conflits sont en danger de disparition. Le travail de PBI est par conséquent, actuellement d’autant plus demandé.


Avant son départ pour le Guatemala

On m’a récemment demandé : "Pourquoi veux-tu travailler à l’amélioration de la situation au Guatemala et pas dans ton propre pays?"  Cette question, justement, est liée à la motivation qui me pousse à aller au Guatemala. En Suisse, nous pouvons lutter pacifiquement pour nos droits sans compromettre notre sécurité ou mettre notre famille en danger. Dans les pays où PBI est présente, comme au Guatemala, défendre les droits humains, même pacifiquement, va souvent de pair avec le fait de mettre sa vie en péril.

L’accompagnement de PBI crée un espace pour que ces courageux militants puissent poursuivre leur travail. PBI fournit une contribution importante pour le respect des droits humains, sans ingérence dans le travail des défenseurs et défenseuses des droits humains ou des organisations accompagnées. Cette méthode de travail me convainc car il me semble important de renforcer les initiatives locales.

Je me réjouis déjà de rencontrer ces personnes qui s’engagent pour un meilleur respect des droits humains ! Naturellement, je me réjouis aussi d’apprendre une foule de nouvelles choses sur le Guatemala, sur le travail des organisations de défense des droits humains locales et sur le consensus au sein de l’équipe de PBI !

En outre, 2011 promet d'être une année politiquement très intéressante, car, comme en Suisse, il y a des élections parlemantaires et gouvernementales.

Ce sera donc certainement une année très instructive et passionnante!

Facing Peace PBI Suisse, septembre 2011
Facing Peace PBI Suisse, septembre 2011

Un dépit des menaces constantes, poursuivre l'engagement: Interview réalisée à Bogota avec le très menacé Danilo Rueda. / Une journée pas ordinaire dans la vie de Kathrin Rüegg, volontaire Suisse au Guatemala.

facing PEACE PBI - September 2011
facing PEACE PBI - September 2011

Trotz ständiger Drohungen gibt es nur eines: Weitermachen! Interview mit Danilo Rueda, Politologe, Bogota, Kolumbien. Eine ungewöhnliche Begleitung an einem gewöhnlichen Arbeitstag Kathrin Rüegg, Schweizerin im PBI-Einsatz in Guatemala.