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Katharina Gfeller

Indonésie, février 2005 - janvier 2007
Katharina Gfeller

Ethnologue

Après son retour

S’engager pour la paix et les droits humains est un travail de longue haleine. Croire à des solutions rapides est une illusion. Néanmoins, la présence de PBI dans la province indonésienne de Papouasie a un sens. Nous soutenons des hommes et des femmes qui, malgré les intimidations et les menaces et avec des moyens financiers très restreints, poursuivent leur combat contre toutes les formes d’injustice. Pour eux, notre présence est précieuse puisque, au-delà de la protection qu’elle leur offre, elle exprime aussi notre solidarité.

Il n’est pas facile de quitter ces hommes et ces femmes qui m’ont témoigné leur confiance et leur gratitude et qui sont devenus mes amis. D’un jour à l’autre. j’ai perdu aussi ma « famille PBI ». Mais je garde des souvenirs inoubliables, une longue liste de numéros de natel et l’espoir de retourner un jour en Papouasie !

Lors d’une dernière promenade dans la baie de Jayapura baignée d’une lumière crépusculaire, j’ai contemplé la terre, la mer et le ciel dont, les limites s’effaçaient. Cette vision évoquait les divers mondes qui me sont familiers, des mondes qui deviennent transparents et qui de plus en plus se mêlent.


Avant son départ

Le départ approche – il ne reste que sept jours. Je suis très tendue, joyeusement nerveuse et j’ai l’impression d’être en transit : déjà plus ici, pas encore là-bas. Je ne me réjouis pas vraiment du jour même du départ – les adieux pleins d’émotion… Mais cela ne durera pas longtemps car dans l’école de langue à Yogyakarta m’attendent déjà les autres volontaires de PBI, des collègues que j’ai pu connaître et apprécier durant le séminaire de préparation.

La catastrophe naturelle en Asie a attiré l’attention des médias sur l’Indonésie, et le monde entier sait désormais où se trouve Aceh et ce qui s’y passe. Bien que le tsunami ne m’ait pas fait hésiter quant à mon départ, il a montré la diversité de la coopération internationale et la durée limitée de l’attention des médias.

Dans mon choix d’études, j’ai été fortement influencée par mon intérêt pour les corrélations géopolitiques et par mon envie de découvrir des mondes inconnus. Après la réussite de mes études en géographie et ethnologie, le moment est venu de partir à l’étranger afin de vivre des expériences tant sur le plan personnel que professionnel.

Avec PBI j’ai trouvé une organisation qui travaille dans des régions souvent sorties de l’actualité médiatique. Mon activité me permettra de faire un travail « sensé » en contribuant à la paix et à la justice.

Persönlicher Rundbrief aus Papua, Indonesien 26.12.2005
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Peace Brigade Einblicke in Friedensarbeit in einer Ausstellung bei «Mission 21»
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Katharina Gfeller, Mitarbeiterin der «Mission 21» in Basel, hat während zweier Jahre in Indonesien bedrohte Menschenrechtsaktivisten begleitet.
Katharina Gfeller arbeitete für eine Friedensorganisation in Papua, Indonesien
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Eineinhalb Jahre lang war Katharina Gfeller für Peace Brigades International in Papua, Indonesien, tätig. Sie begleitete gefährdete einheimische Personen und führte Workshops zum Thema Frieden und Menschenrechte durch. Geblieben sind wertvolle Erfahrungen und Freundschaften.