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Pascal Blum

Colombie, octobre 2007 - octobre 2009
Pascal Blum
  • depuis mai 2019 : coordinateur de la communication à PBI Mexique
  • 2017-2019: formation en photographie à Vevey
  • 2013-2016: Engagement avec Comundo en Colombie
  • 2010-2012: Master en anthropologie, Universidad Nacional de Colombia, Leticia

 

Avant le retour

Difficile de faire un bilan alors que le contrat court toujours. Il manque encore quelques mots au chapitre PBI avant de tourner la page et se laisser surprendre par la suivante, encore vierge. En termes d’expérience humaine j’imagine que l’impact de ces deux années va s’égrainer peu à peu au court des ans. Transformation il y a eu, mais il est encore trop tôt pour en dessiner précisément les contours. Il serait alors plus aisé de parler de la réalité objective du conflit si elle n’était pas si complexe. Une réalité que certains, bien hâtivement, voudraient enterrer pour attirer les investissements internationaux. Mais nier un problème ne l’a jamais fait disparaitre. Les terres colombiennes sont indécemment riches. Ces richesses mal distribuées font naitre d’éternelles rancœurs qui sont sources du conflit. Mais qu’il s’achève donc ! C’est ce que demandent désespérément les victimes en réclamant «vérité, justice et réparation». Mais malgré leur nombre en augmentation bien peu de voix sont écoutées.


La volonté de comprendre l’autre : l’expérience du volontariat de Pascal Blum

Avant de poursuivre son engagement en tant que volontaire de PBI en Colombie, le romand Pascal Blum a séjourné quelques semaines en Suisse. L’occasion pour nous de retracer le chemin parcouru jusque-là et de revenir sur les motivations l’ayant conduit à se retrouver aux côtés des défenseurs des droits humains colombiens depuis plus d’une année.

Après avoir effectué des voyages à travers le monde et réussi des études universitaires en géographie, journalisme et communication sociale, Pascal Blum a décidé que son avenir professionnel se dessinerait à l’étranger. Il y voit l’occasion d’aborder différemment le séjour à l’étranger et l’opportunité de s’intégrer dans la société locale qui l’accueille. En cela, il s’agit d’un prolongement conforme à sa conception du voyage en tant que « manière essentielle de comprendre l’autre ».

En 2006, résolu à s’affranchir des frontières helvétiques et européennes, il suit un week-end de préformation avec PBI Suisse, où il s’intéresse particulièrement aux projets en Indonésie et au Népal. Après réflexion, il opte toutefois pour l’Amérique latine, probablement en raison de la plus forte proximité culturelle liant cette région à l’Europe, et se porte candidat pour les projets au Guatemala et en Colombie. En octobre, à titre personnel, il rejoint ce pays et pendant plusieurs mois collabore avec une ONG et suit en parallèle une formation avec PBI Colombie. Au fil des semaines, il franchit les diverses étapes de sélection et de formation qui le conduisent notamment en Espagne et en Allemagne.

Le processus de préparation au volontariat finalisé, il intègre l’équipe du projet Colombie. Au bénéfice d’un engagement de deux ans soutenu et financé par le Service Civil pour la paix allemand, ce trentenaire est d’abord affecté à l’équipe de Medellin en octobre 2007. Ses trois premiers mois lui permettent de s’acclimater à l’activité incessante générée par les accompagnements, les nombreuses réunions et la grande quantité d’informations à traiter. Il quitte Medellin après 15 mois de collaboration et rejoint en février 2009 l’équipe de Bogotá où il demeurera jusqu’en septembre, son parcours de volontaire s’achevant à ce moment-là. Confronté à un contexte d’évolution rapide des situations locale et colombienne, le volontaire est, selon lui, obligé de faire preuve d’une capacité d’adaptation quasi-quotidienne afin d’accomplir les tâches qui sont les siennes.

Dans les moments difficiles, Pascal Blum se raccroche à la raison fondamentale de sa présence en Colombie : le respect et la solidarité envers l’engagement journalier de ces hommes et femmes défendant exemplairement leurs droits. Certains événements l’ont profondément marqué, par exemple l’évacuation de trois membres gravement menacés de la Commission inter ecclésiastique de justice et paix dans la région du Rio Naya, ou la lecture, par la Corporation pour la liberté juridique, de la liste des personnes assassinées depuis sa fondation et les remerciements pour le précieux travail de PBI, à l’occasion de la célébration de ses 15 ans d’existence.

La Colombie constitue le plus grand projet de PBI. L’objectif recherché est de permettre aux mouvements locaux de défense des droits humains de participer de manière sûre à la transformation du conflit. Même s’il considère que le mérite revient avant tout aux défenseurs des droits humains dont l’action est empreinte « d’un courage incroyable », Pascal contribue aussi à la réalisation de ce but. En somme, son volontariat constitue le partage permanent, nuit et jour, d’un idéal, les droits humains, pour le meilleur et pour le pire.


CH - Colombie

Il y a environ une année, curieux, je prenais contact avec le groupe romand de PBI. Suite au week-end de préformation, je décidais d'aller en Amérique Latine pour visiter leurs différents projets et améliorer mon espagnol. J'ai donc planifié un voyage qui devait me conduire de la Colombie au Mexique. Finalement je n'ai jamais traversé le Canal de Panama, je suis resté en Colombie. Y retourner durant deux ans sera l'occasion d'approfondir mes connaissances de cette contrée aux contrastes très marqués.