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PBI appelle le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies à soutenir les DDH au Mexique

PBI appelle le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies à soutenir les DDH au Mexique
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Le 6 mars, dans le cadre de la 43e session du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies et peu avant que ce dernier ne cesse de se réunir en raison de la crise du Coronavirus, Kim-Mai Vu, coordinatrice du plaidoyer de PBI Suisse, a attiré l'attention sur les attaques contre les migrants et les violations des droits humains dans le contexte de mégaprojets.

Depuis que Donald Trump a fait construire le mur entre le Mexique et les États-Unis, les violations des droits humains ont augmenté. «Un migrant sur quatre a déjà subi des violences et il y a 340 plaintes publiques de violences, enlèvements et tortures contre des demandeurs d'asile», a déclaré Kim-Mai Vu au Conseil des droits de l'homme des Nations Unies. Elle a poursuivi : «Nous regrettons que les demandeurs d'asile et le personnel des centres d'hébergement pour migrants, qui viennent en aide aux groupes les plus vulnérables, soient systématiquement harcelés.»

« Le Mexique sert de mur aux États-Unis »

Le 7 juin 2019, les deux présidents Donald Trump et Andrés Manuel López Obrador se sont rencontrés. Depuis lors, «le Mexique agit comme un mur pour les États-Unis», selon le coordinateur du refuge pour migrants Casa Migrante Saltillo. Il entend par là que le Mexique lui-même surveille la frontière avec les États-Unis, et visite et inspecte les abris pour migrants et demandeurs d'asile. Ce qui est pourtant interdit par la loi mexicaine sur les migrants. Au cours de ces interventions se produisent régulièrement des agressions violentes. «Dans la Casa Migrante Saltillo, les incidents de sécurité ont quadruplé depuis le meurtre d'un migrant par la police fédérale: de la diffamation et de l'intimidation au non-respect des mesures de protection et aux attaques armées contre la patrouille de sécurité du refuge», a rapporté Kim-Mai Vu au Conseil des droits de l'homme. Avec le renforcement des contrôles de police, le Mexique s'attend à une forte baisse des droits de douane pour certains produits. «Il en ressort que le commerce revêt d'une plus grande importance pour le Mexique que la dignité humaine - il est plus important de dépenser moins d'argent que de respecter les droits humains fondamentaux», a déclaré le directeur de la Casa Migrante Saltillo.

Des mégaprojets sources de harcèlement, de torture et de stigmatisation

L'organisation Frente de Pueblos en Defensa de la Tierra y el Agua (Front des peuples autochtones pour la défense de la terre et de l'eau), accompagnée par PBI, lutte également pour le respect des droits humains. Le mégaprojet Proyecto Integral Morelos vise, entre autres, à construire un gazoduc de 160 km de long à travers les États de Tlaxcala, Puebla et Morelos. Kim-Mai Vu a souligné dans son message que la construction a commencé sans avoir consulté la population locale de manière adéquate et sans lui avoir demandé son consentement. Cependant, les opposant∙e∙s au projet sont harcelé∙e∙s, torturé∙e∙s, stigmatisé∙e∙s et déplacé∙e∙s de force, et en février 2019, le militant Samir Flores a été assassiné.

PBI appelle la communauté internationale à agir

Pour ces raisons, lors du Conseil des droits de l'homme, Kim-Mai Vu a appelé au soutien public des DDH et de leur travail au plus haut niveau, ainsi qu'à une allocation appropriée de ressources humaines, matérielles et financières pour maintenir les mécanismes de protection des DDH et des journalistes au Mexique. 

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