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Rapport sur le Mexique : la situation des défenseurs∙euses de l'environnement reste précaire

image rapport Mexique
IA

Un rapport récemment publié par le Centro Mexicano de Derecho Ambiental (CEMDA) constate que la situation des défenseurs∙euses de l'environnement dans les zones du Mexique touchées par les mégaprojets demeure précaire.

Le Proyecto Integral Morelos (PIM) est un exemple qui illustre les conséquences négatives de la pandémie sur les droits humains et environnementaux. Les différentes stratégies de résistance de celles et ceux qui s'opposent à ce projet - et en première ligne l'organisation Frente de Pueblos en Defensa de la Tierra y el Agua (FPDTA) - ont souffert des effets de la crise du Covid-19, puisque les procédures judiciaires et les sanctions à l'encontre des mégaprojets ont été rendues plus difficiles et la possibilité de protester publiquement a été restreinte.

Ainsi, à l'exception de l'une des centrales thermoélectriques et du deuxième aqueduc prévu, les travailleurs ont achevé le projet Morelos malgré toutes les tentatives de résistance des communautés concernées et des défenseurs∙euses de l'environnement. Des membres de la FPDTA ont par ailleurs été attaqués à plusieurs reprises au cours de la réalisation du projet. La pire attaque à ce jour a été le meurtre de Samir Flores en 2019. Deux années se sont écoulées depuis ce crime et les agresseurs n'ont toujours pas été identifiés, tandis que le harcèlement et la criminalisation à l'encontre de ses collègues se poursuivent.

Un rapport choquant sur la situation des défenseurs∙euses de l'environnement au Mexique

Le rapport 2020 sur la situation des personnes défenseuses de l'environnement mexicaines confirme que le degré de violence contre celles et ceux qui s'engagent pour la défense des droits liés à la terre, au territoire et à l'environnement est en augmentation. Pour la deuxième année consécutive depuis le début du gouvernement actuel, le meurtre représentait la forme la plus fréquente d'agression contre les défenseurs∙euses de l'environnement (environ 20% des agressions documentées), avec un total de 33 meurtres entre 2019 et 2020. 

En 2020, 3 femmes et 15 hommes qui ont fait campagne pour la protection de l'environnement ont été assassinés. De même, des menaces, des stigmatisations et des criminalisations, entre autres formes d'agressions, ont continué à être enregistrées, dont les deux cinquièmes ont été perpétrées par des représentants de l'État mexicain et sont restées impunies. Ces chiffres sont extrêmement préoccupants, car ils témoignent d'un état violent dans lequel règne l'impunité et où les agents de l'état utilisent la violence contre les défenseurs∙euses des droits humains au lieu d'empêcher de tels comportements.

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