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77 organisations appellent à assurer la participation de la société civile aux réunions de l'ONU

77 organisations appellent à assurer la participation de la société civile aux réunions de l'ONU
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En raison du Covid-19, le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies doit lui aussi repenser ses méthodes de travail. Dans une lettre adressée à la présidente du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, Elisabeth Tichy-Fisslberger, et à la Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, 77 organisations, dont PBI, précisent ce qui doit être pris en compte lors des réunions virtuelles et pourquoi elles doivent rester une exception.

En théorie, davantage de représentant∙e∙s de la société civile peuvent participer aux réunions virtuelles qu'aux réunions en face à face, car il n'y a pratiquement pas de restrictions d'espace. Dans la lettre, les organisations soulignent toutefois que dans de nombreuses communautés et régions d'Amérique latine, l'accès à Internet n'est pas un acquis. De nombreux ménages ne disposent pas de leur propre connexion Internet et quittent généralement la maison à cette fin. Cependant, cette pratique n'est pas recommandée actuellement en raison du Covid-19 et a même été interdite dans de nombreuses régions. Même lorsque l'on a encore accès à Internet, la connexion n'est souvent pas assez stable pour permettre de participer à une conférence en ligne. Au-delà de la réception et l'envoi de courriers électroniques, cela ne suffit souvent pas.

La société civile doit pouvoir participer

Les organisations de la société civile exigent que les groupes et les individus concernés aient également leur mot à dire dans les discussions sur les violations des droits humains. Ces derniers disposent des informations les plus récentes et de l'image la plus claire de la situation sur le terrain. Les organisations qui soutiennent les personnes défenseuses des droits humains devraient également pouvoir participer. Ce n'est qu'ainsi que le Conseil des droits de l'homme pourra continuer à remplir son mandat. La lettre demande donc à ce que les réunions soient annoncées le plus tôt possible afin que les réseaux internationaux, qui n'ont pas toujours accès à une connexion Internet, puissent également se consulter et se préparer.

Les réunions virtuelles comme solution temporaire

Dans la lettre, les organisations soulignent dix aspects qui doivent être pris en compte lors de la planification de réunions virtuelles. Il s'agit notamment des différences de fuseaux horaires, des questions de sécurité de l'information et du travail de traduction. Ce dernier point n'a pas été pris en compte jusqu'à présent: toutes les réunions se sont tenues en anglais uniquement. Les formats numériques, en tant que deuxième meilleure option après les réunions en face à face, permettent une communication et une discussion continues même en temps de crise comme lors du Covid-19, mais ne sont pas convaincants en tant que solution permanente.

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