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Tournée de défenseurs: Zones économiques spéciales au sud du Mexique

Du 23 septembre au 3 octobre 2017, Marcos Artura Leyva Madrid de l’organisation EDUCA et Rosalinda Dionocio Sánchez de l’organisation CPUVO - toutes deux basées à Oaxaca, Mexique – seront en visite en Suisse.

Ils rencontreront des acteurs-clés de la communauté internationale et des partis intéressés, afin de les informer sur la situation des droits humains, en regard des gros projets économiques localisés au sud du Mexique. Marco et Rosalinda militent contre deux projets en particulier :

La mine San José

En 2006, les autorités de la municipalité de San José ont accordé une concession minière à l’entreprise Cuzcatlán, filiale du groupe de construction canadien Fortuna Silver Mines Inc, sans avoir consulté ou informé au préalable les communautés affectées par ce projet. Les conséquences négatives sont considérables et les villages environnants de la municipalité de San José del Progreso, Magdalena Ocotlán et Ejutla de Crespo, en souffrent particulièrement : le paysage est détruit, le niveau d’eau souterrain diminue, l’air et l’eau sont pollués, les sols sont de plus en plus stériles et les habitants sont exposés à un bruit constant et à de la poussière.

Zone économique spéciale

Pour le début de l’année 2018, le gouvernement du Mexique planifie au sud du pays l’établissement de zones économiques spéciales, afin de renforcer les régions les moins développées économiquement. Les entreprises payeront moins d’impôts et obtiendront une procédure tarifaire préférentielle. Les experts et les activistes craignent de profondes répercussions pour les communautés autochtones et agricoles, dont le moyen de subsistance, la nature, serait détruit.

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Marcos Arturo Leyva Madrid (EDUCA)

Marcos Arturo Leyva Madrid est le directeur de l’organisation EDUCA – Servicios para una Educación Alternativa (services pour une éducation alternative). Il l’a fondée en 1994 et a depuis lors été une force motrice de l’organisation.

EDUCA travaille en étroite collaboration avec les communautés autochtones et agricoles d’Oaxaca, un état du sud du Mexique. L’organisation agit dans plusieurs domaines : elle apprend aux villageois le savoir nécessaire afin que ceux-ci puissent défendre leurs droits. Elle s’informe concernant les mégaprojets prévus dans la région d’Oaxaca. En outre, elle s’est associée avec le réseau des défen-seurs et défenseuses des villages d’Oaxaca (REDECOM) pour la création d’une plateforme en ligne qui permet de recenser et publier les violations des droits humains et des droits environnementaux. Finalement, EDUCA accompagne et protège également des personnes ou communautés. Un exemple récent concerne le projet minier « San José » dans la Valle Ocotlán et Ejutla, dans lequel EDUCA accompagne Rosalinda Dionicio (voir ci-après), qui milite pour les droits de sa communauté.

Diffamation et criminalisation

Depuis le début de l’année 2017, les membres d’EDUCA ont été à maintes reprises discrédités, voire criminalisés, par les autorités, les entreprises et la presse. Parmi ces nombreuses attaques, un grand nombre a été dirigé explicitement contre leur combat contre la mine « San José ». PBI accompagne EDUCA depuis 2013, ce qui lui permet de continuer à s’engager pacifiquement pour les droits humains et de la terre. 

Rosalinda Dionocio Sánchez (CPUVO)

Rosalinda Dionicio est la coordinatrice de l’organisation des peuples unis de la vallée d’Ocotlán (CPUVO). Cette organisation demande la cessation immédiate des activités de la mine de San José. Dans ce but, la défenseuse travaille étroitement avec EDUCA, qui soutient la résistance de la communauté.

Attaque mortelle en 2012

En mars 2012, Rosalinda Dionicio et deux collègues furent violemment attaqués à cause de leur en-gagement pour les droits humains. Bernando Vásquez Sánchez fut tué et son frère gravement blessé. Quant à Rosalinda Dionicio, elle faillit perdre sa jambe et en ressent encore aujourd’hui les effets. L’activiste ne s’est cependant pas laissée intimider par cette agression. Elle a ainsi décidé de faire des études de droit, afin de pouvoir mieux militer à l’avenir pour les droits de sa communauté. 


Peace Brigades International
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