13.01.2012
En 2002, des soldats de l'armée mexicaine ont violé Valentina Rosendo Cantú et Inés Fernández Ortega, deux femmes appartenant à la communauté Me’phaa du sud-Guerrero. Presque dix ans après les faits, les militaires courent toujours.
Mais, à force de courage, de persévérance et avec le soutien du Centre Tlachinollan pour les droits humains, le cas des femmes a tout de même fait bouger le système de justice mexicain ankylosé.
Tout d'abord, en 2010, les cas des deux femmes ont été portés devant la Cour interaméricaine des droits de l'homme (CIDH) qui, après enquête, a reconnu coupables les soldats de l'armée et a demandé à l’État mexicain de prononcer une sentence mais surtout que la justice civile se charge des affaires (News, 03/06/2011).
Autre victoire significative rendue possible entre autre grâce au courage de Valentina et d'Inès, en juillet 2011 la Cour suprême du Mexique décrète à l’unanimité que les cas de violation des droits humains commis par des militaires à l’encontre des civils doivent désormais être jugés par des tribunaux civils (News, 20.07.2011).
Et enfin, tout récemment, l’État mexicain a officiellement reconnu, lors d'un acte solennel, sa responsabilité dans le cas du viol de Valentina Rosendo Cantú. Le représentant du gouvernement présent Alejandro Poiré a déclaré: « les écarts de conduite d'officiels qui violent les droits humains doivent faire l'objet d'enquêtes, être punis et dédommagés par l’État mexicain ».
Et Valentina de déclarer en fin d'audience: « Mon cas n'est pas terminé car les soldats qui m'ont violé sont en liberté, là où ils ne devraient pas être. Mais les choses ont avancé un peu, ce qui permet d'espérer ».
Visionner le reportage de la chaîne CNN (en espagnol)
Lire un article sur l'affaire publié sur le site de Cosecha Roja (en espagnol)
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Formation CENAC: Couple et non-violence
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Info-Nachmittag PBI/PWS in Bern
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Info-Nachmittag PBI/PWS in Zürich
Margaret Sekaggya, rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la situation des défenseurs des droits humains