Possédant de nombreuses ressources naturelles et culturelles, le Mexique est marqué par de profondes inégalités dans la distribution du produit de ses richesses. Les populations indigènes sont les principales victimes de cette marginalisation économique, politique, sociale et culturelle.
Au Chiapas, les inégalités structurelles ont atteint un sommet lors de l'insurrection zappatiste du 1er janvier 1994, en lien avec l'opposition indigène. Les droits des indigènes, notamment ceux relatifs aux terres, ne sont ni garantis, ni protégés. Aujourd'hui, même si l'intensité du conflit diminue, la présence militaire génère de graves abus, dans les provinces du Chiapas, de Guerrero et de Oaxaca. La mobilisation de la population civile visant à dénoncer les violations des droits humains se voit ainsi court-circuitée par des menaces, des détentions et même des assassinats.
Sur la scène internationale, le gouvernement soigne son image et fait figure de bon élève en matière de respect des droits humains. La présidence mexicaine au Conseil des droits de l’homme est cependant critiquée par de nombreuses ONG au Mexique. Dans ce contexte, il sera intéressant de voir quels efforts Felipe Calderón, l'actuel président, va consentir pour une réelle amélioration de la situation des droits humains au Mexique. Début 2008, le Conseil des droits de l'homme des Nations unies a mis en place, en collaboration avec une coalition d'ONG et le Haut Commisseriat aux droits de l'homme, l'Examen périodique universel au Mexique. Il s'agit d'un mécanisme de contrôle qui analyse de manière régulière la situation des droits humains. Le gouvernement mexicain doit maintenant faire en sorte que les nouvelles directives soient appliquées.
11.02.2012
Formation CENAC: Conduite de réunion
16.02.2012
Réunion du groupe romand de PBI
Margaret Sekaggya, rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la situation des défenseurs des droits humains