Dans de nombreuses sociétés, l’homosexualité, la bisexualité ou la transsexualité sont souvent vues comme un délit, une maladie ou simplement comme un phénomène anormal passager. Dans les pays où PBI est active, les groupes sexuels marginaux sont souvent victimes de persécutions, de maltraitance ou même d’assassinats. La répression gouvernementale ou citoyenne est encouragée au nom de la santé, de la religion ou de la dégradation des moeurs. Dans ce cadre, les personnes qui traquent la différence cultivent un climat d’austérité envers les personnes homosexuelles, bisexuelles et transsexuelles appelées LGBTs (Lesbian, Gay, Bisexual and Transgender). Au Népal et au Guatemala, PBI protège et soutient les activistes appartenant à ce groupe.
Au Guatemala, les personnes homosexuelles, bisexuelles et transsexuelles sont toujours la cible d’attaques et de menaces. Selon les témoignages, la police participe souvent à des actes de répression envers les individus appartenant au groupe des LGBT. La peur d’un nettoyage sociale est omniprésente.
En 2005, Zulma, une transsexuelle travaillant en tant que prostituée, ainsi que sa collègue Paulina ont été agressées par des hommes en uniforme de police. Paulina a succombé à ses blessures sur le lieu de l’agression, alors que Zulma s’en est remise après être restée longtemps dans un état critique. En tant que témoin du meurtre, elle a identifié les prétendus coupables auprès des officiers de la police civile nationale.
En 1999, bien avant l’agression, Zulma s’était engagée auprès de l’ONG locale OASIS, active dans la prévention contre le Sida et luttant pour les droits des personnes LGBT. Selon OASIS, ce tragique incident n’est malheureusement pas un cas unique. En 2006, l’organisation a répertorié au moins sept assassinats de prostitués transsexuelles uniquement à Guatemala City. Pour leur travail, les membres d’OASIS reçoivent régulièrement des menaces de la police. Malgré toutes les intimidations, l’organisation continue de dénoncer les employés de l’Etat comme étant les responsables de la mort de Paulina. Mais, étant donné les faibles progrès réalisés par les tribunaux guatémaltèques, l’organisation a dénoncé le meurtre devant la Commission interaméricaine pour les droits de l’homme (CIDH).
Suite aux témoignages de Zulma, la CIDH s’est chargée d’assurer sa protection ainsi que celle des membres d’OASIS. Malgré ces mesures, le harcèlement des membres de l’organisation se poursuit. C’est pour cette raison que, depuis mars 2006, PBI accompagne l’organisation de défense des LGBT. Elle se rend notamment régulièrement à leur bureau et accompagne Zulma ainsi que Jorge Lopez, directeur de l’établissement. « Dans ce pays, il y a des femmes lesbiennes, des homosexuels, des travestis, des transsexuels, des bisexuels et des asexuels ainsi que des travailleuses du sexe. Ces personnes sont définies comme anormales ou amorales, et sont rejetées par une grande partie du reste de la société ». Le Guatemala, pays de l’éternel printemps est, selon Jorge Lopez, « le pays de l’éternelle discrimination ».
Rapport dans le Bulletin No. 15/Mai 2008 de PBI Guatemala
11.02.2012
Formation CENAC: Conduite de réunion
16.02.2012
Réunion du groupe romand de PBI
Margaret Sekaggya, rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la situation des défenseurs des droits humains