La Colombie vit depuis plus de 40 ans un conflit armé interne opposant groupes de guérillas (FARC, ELN, EPLN), paramilitaires (AUC) et armée régulière. Prise en étau au milieu du conflit, la population civile est, comme souvent, la première à en subir les dommages. Elle est ainsi exposée aux violences, menaces, disparitions, exécutions sommaires et massacres collectifs. Les paysans et les indigènes sont les groupes les plus menacés.
Les affrontements entre les acteurs du conflit mènent à de fréquents déplacements de population. A ce contexte s'ajoutent les répercussions de l’implantation d’entreprises transnationales, attirées par les nombreuses richesses naturelles de la Colombie. La situation aboutit finalement à des tensions incessantes entre les divers acteurs, et à un appauvrissement profond des communautés indigènes.
Depuis 2003, le cadre légal de la loi "Justice et Paix" dicte la mise en œuvre de la démobilisation des paramilitaires. Malgré cela, de nouveaux groupes armés se développent. L’Etat colombien néglige son devoir de garant et de protecteur des droits humains, ce qui maintient le pays dans un état d'insécurité et d’impunité. Dans ce contexte, les défenseurs des droits humains subissent une répression incessante, visant à court-circuiter leurs mobilisations.
11.02.2012
Formation CENAC: Conduite de réunion
16.02.2012
Réunion du groupe romand de PBI
L'évêque Medardo Gómez